Montage vidéo (extraits) enregistré le 9 décembre 2006 à l'auditorium Saint Germain, Paris, dans le cadre de la soirée Futurs Conposés "découvrir le geste musicale contemporain" - Captation : David Buff
Version audio (intégrale) enregistré le 8 octobre en la salle O.Messiaen de la Maison de la Radio, Paris, à l'invitation de l'INA-GRM, dans le cadre du week-end des centres musicaux. Version stéréo - Original 8 pistes.
Note d'intention :
Je sens entre mon activité et celle du forgeron de profondes analogies : D’abord, le geste, par lequel l’artisan modèle la matière de façon continue : frappant, chauffant, tordant, trempant les métaux pour leur imprimer progressivement une forme. Ensuite, l’outil : Tout comme le forgeron se fabrique ses propres outils, depuis plusieurs années, je travaille à la facture de mon instrument électroacoustique. Un instrument pour écrire le son, dans l’espace et avec le geste. Enfin, la construction organique de la forme, dont parle Gilles Deleuze : "Pourquoi est-ce que le forgeron est musicien ? Ce n’est pas simplement parce que la forge fait du bruit, c’est parce que la musique et la métallurgie se trouvent hantés par le même problème : à savoir que la métallurgie met la matière dans l’état de la variation continue de même que la musique est hantée par mettre le son en état de variation continue et d’instaurer dans le monde sonore un développement continu de la forme et une variation continue de la matière. " Ainsi, dans Pyrogenesis, des matériaux bruts sont mis en jeu dans des processus de transformation : fusion, condensation, solidification, sublimation... Le geste instrumental intervient constamment pour animer les matières, les agréger, y introduire du désordre, ou au contraire les canaliser. La main presse et tire, pousse et retient. Le corps sculpte l’espace.